portrait critique de philippe roy, pendule

La démarche

La marche solitaire à contre courant, cette endurance rageuse offrira je l’espère à terme un
édifice d’interrogations, de questionnements, un lâcher prise !

En affrontant ainsi les repaires sociétaux comme un défi aux routes normées, la démarche artistique ouvre le focus des sempiternelles questions existentielles.

Une enfance immergée dans les fragments d’une nature généreuse, a imprégné ma mémoire pour aujourd’hui être à même de disséquer, restituant ainsi le processus émotionnel par les métamorphoses de la création.

Seule la fougue me pousse encore à dépasser les phrases de doute et de recueillement pour aller à la rencontre de l’imaginaire.

Ne connaissant pas la culture du désespoir “faire de l’œuvre la force du voyage intérieur” que cette introspection devienne médiumnité héritage et enchantement.

Mon choix est d’être dans la marge plutôt que sur la feuille; c’est en effet dans la marge que l’on trouve autre essai, rature et notation ; terreau nécessaire à l’aboutissement du projet qui inviterait au réveil des consciences.

Dans l’ombre plutôt que sous le projecteur, les yeux fermés, en silence et en retrait, je lis mieux cet “autre chemin” cet ailleurs chargé de symbolisme.

Nous n’avons plus le temps du désespoir, la création est une transmission cosmique qui relie les hommes entre eux par le lien du sisal fraternel.

A supposer que nous sommes tous des arbres planétaires en danger, l’Art est le Grand Architecte de l’espoir, de la vie, de la transmission.

Le Parc de sculptures est comme un outil, le pénétrer, s’en saisir, c’est se laisser investir par de nouvelles questions.

J.C. Lambert Sculpteur, le 24 janvier 2011